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La méthode Aztec : dimensionner une pompe à chaleur sur la consommation réelle

Mis à jour le 08/10/2026 · Aztec Energy, Lille

Aztec Energy mesure les déperditions d'un logement à partir de sa consommation réelle de gaz ou d'électricité, jour par jour, croisée avec les températures extérieures réelles de sa commune. Il en déduit la puissance de pompe à chaleur nécessaire à la température de base, avec une marge d'incertitude affichée.

Les données utilisées

  • La consommation du logement : l'export GRDF (compteur Gazpar) ou Enedis (compteur Linky) que le client télécharge lui-même, ou les relevés mensuels d'un fournisseur ; pour le fioul, les livraisons successives.
  • Les températures de la commune : les températures réellement relevées, jour par jour, par la station météorologique active la plus proche, récupérées automatiquement par interface de programmation (API Infoclimat).
  • Quelques informations sur le logement : surface, année de construction, consigne de chauffage, type de chauffage actuel. Elles servent à contrôler la cohérence du résultat, pas à le fabriquer.

Le calcul, en cinq étapes

  1. Chaque jour devient un point. Pour chaque jour de relevé, on place la consommation du jour en face de la température extérieure moyenne du même jour.
  2. Une régression donne la signature énergétique. Sur les jours de chauffe, la consommation augmente linéairement quand la température baisse. La pente de cette droite est la déperdition thermique du logement (en W par degré d'écart) ; le point où la droite rejoint le niveau plat de l'été est la température de base de la régression (le point d'équilibre, souvent plus bas que la consigne). Le niveau plat mesure l'eau chaude sanitaire.
  3. La température de base du lieu. La puissance se calcule à la température extérieure de dimensionnement du secteur (pratique de la norme NF EN 12831, selon la zone et l'altitude), par exemple −9 °C à Lille, qui est volontairement plus sévère que le pire jour observé pendant la mesure.
  4. La puissance à la température de base. Déperditions mesurées × écart entre la consigne et la température de base, plus les besoins d'eau chaude. C'est le besoin de chauffage que la pompe à chaleur doit couvrir.
  5. Des contrôles avant le rapport. Intervalle de confiance à 95 % sur les déperditions et sur le besoin annuel, recoupement avec une fourchette physique selon la surface et l'époque de construction, détection automatique d'un changement de comportement ou de bâti en cours de période (test statistique de Chow), prise en compte des absences et des travaux déclarés, capacité des radiateurs existants à la température de départ de la pompe à chaleur.

Un cas chiffré : une maison de 1902 à Lille

Sur cette maison de 1902 à Lille, le DPE de 2022 surestimait la consommation de 85 % par rapport aux relevés du compteur de gaz. Les relevés ont montré un besoin de 12 kW à −9 °C, pour une chaudière en place de 42 kW : reprendre la puissance de l'ancienne chaudière aurait conduit à une pompe à chaleur plus de trois fois trop puissante.

Le même logement a été calculé à la main, pièce par pièce, par un document de vérification externe et indépendant : 12,05 kW à −9 °C, contre 12,10 kW pour Aztec Energy sur les mêmes hypothèses. Ce cas sert de test de non-régression : le calcul ne peut plus changer sans que ce résultat soit contrôlé.

MesureValeur
Déperditions mesurées430 W/K
Température de base de la régression14,0 °C
Qualité de l'ajustement (R²)0,79
Puissance nécessaire à −9 °Cenviron 12 kW
Chaudière en place42 kW
Écart du DPE avec la consommation mesurée+85 %

Les limites

  • Aztec Energy ne visite pas le logement. Le résultat dépend des données fournies et comporte une marge d'incertitude, affichée dans chaque dossier.
  • Une saison de chauffe complète de relevés fiables donne un meilleur résultat qu'une période courte ; une période sans hiver ne permet pas de conclure.
  • Un logement dont l'occupation ou l'enveloppe a changé en cours de période (travaux, absences longues) est signalé, et les jours concernés peuvent être écartés.
  • Les aides et les économies sont des estimations, calculées avec des prix de l'énergie maintenus constants : ce n'est pas une prévision.

Le rôle de la visite technique

La mesure donne un point de départ solide ; elle ne remplace ni la visite technique ni le calcul pièce par pièce quand le dossier l'exige. Le choix de l'équipement, la vérification des émetteurs, la conformité de l'installation et la validation finale restent de la responsabilité de l'installateur, professionnel qualifié.

Pour voir comment ces chiffres apparaissent dans un rapport remis à un client, demandez une démonstration. Pour aller plus loin sur le sujet : pourquoi le DPE ne suffit pas pour dimensionner une pompe à chaleur.